La guerre qui frémit

 

Le roman que je commence à lire, tout le monde l’a lu. La voleuse de livres. Pour mon neveu, ce sera un film et peut-être jamais un roman, qui sait si j’arriverai jamais à le convaincre de lire cette fabuleuse histoire.

Puisque que tout le monde l’a lu, je n’en parlerai pas. Ce sont les souvenirs tissant le fil de ce roman qui me serviront de prétexte pour ces quelques mots.

La guerre frémit, depuis longtemps, dans les journaux et à la fin du téléjournal. Un décompte quotidien, morbide certes, mais décliné par habitude, sans qu’on y songe plus que le bout de son nez. Et sous ce soleil splendide de juillet, sur les rives de Verdun-sur-mer, où les verdunois de souches et les gentrifiés de condos se côtoient en se méprisant de loin, poliment, tous ces terribles conflits perdent de leurs horreurs. Dilués par la distance, le Dollorama où la file d’attente s’allonge éternellement, la paisible terrasse du Benelux et le trafic sur la Well, cet avion abattu, cet adolescent brûlé vif, cette femme violée condamnée à mort pour adultère, ces filles kidnappées offensent la Planète Internet pendant quelques clics, puis disparaissent.

Ce sont leurs conflits, pas les nôtres. Mais face aux nouvelles politiques canadiennes envers les immigrants et les réfugiés, je m’indigne et désespère un brin. Face aux gens capables de faire abattre un avion pour alimenter la guerre en gestation. Face à l’impuissance, je plonge dans ce roman qui marche dans les pas de ceux qui ont subit la guerre. Et je frémis…

La voleuse de livres

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