L’invention d’un roman magnifique!

 
    L’Invention d’Hugo Cabret
Ce roman d’exception danse entre les mots et les images, avec tendresse et émotion. Hugo, un jeune orphelin vivant caché entre les murs d’une gare de Paris, croise sur son chemin une jeune fille excentrique, un fabricant de jouets et le mystère de cet intriguant automate retrouvé dans les poubelles. Captivant à souhait, ce drame suspendu met la poésie et du mot et de l’image au premier plan.

L’expérience Hugo Cabret

Outre le texte, traduit avec intelligence et dans un français international, (merci de me permettre l’expression malgré sa désuétude potentielle) lire ce roman est une expérience en soit. Lorsque le livre L’Invention d’Hugo Cabret a été publié il y a un peu moins de 10 ans, il n’existait pas, à mon humble connaissance, de roman dessiné aussi sensible, aussi achevé. Des romans graphiques, oui. Des romans illustrés, certes. Mais un roman dessiné, c’était la première fois que j’en rencontrais un. Le coup de foudre avec Hugo, son automate et son Paris des années 1930 a été instantané!

L’Invention d’un auteur aux nombreux talents

L’originalité du format ne serait rien sans la sensibilité de l’auteur, qui a débuté sa carrière comme illustrateur, après avoir été refusé à la Yale School of Drama. Brian Selznick, l’auteur de l’Invention d’Hugo Cabret, publié en version originale anglaise en 2007 par Scholastic, mentionnait dans une interview que ce sont les personnages qui l’ont amené à illustrer des parties déjà écrite de l’histoire. Son roman donne l’impression ni d’être illustré, ni d’être une BD. Son roman est devenu une écrite et dessinée, presqu’un film. Presque. L’histoire d’Hugo Cabret, du vieil homme grincheux et de la jeune fille excentrique, désormais un roman absolument unique en son genre, n’a pas manqué d’intéresser le monde du cinéma. D’autant que Brian Selznick possède un héritage cinématographique d’importance, relate la journaliste Motoko Rich dans un article paru dans le New York Times. Entre le roman dessiné et le film, il n’y avait qu’un pas, qu’un certain Martin Scorsese a franchi en 2011. Je n’ai pas regardé le film, le roman m’ayant comblé en tout points !

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