Le défi

Écrire un roman jeunesse en trente jours.

Voilà l’épuisant le merveilleux défi que je me suis lancée le 24 janvier 2016.

Le pourquoi?

Ouin, mais, pourquoi?

Pour la simple et bonne raison que les romans et les idées qui s’accumulent dans mes cahiers de notes, et dans la section  »Documents » de mon ordinateur, ont rarement eu à confronter l’oeil intransigeant d’un éditeur…

Deux manuscrits rejetés en 15 ans, ce n’est pas une grosse moyenne au bâton, après tout, pour une aspirante raconteuse d’histoire à temps plein!

Ordre et méthode, M. Poirot

On y arrive comment, à relever ce défi ?

En se levant de très bon matin et en buvant des litres de thé Earl Grey, d’abord. Et en partageant avec le monde le défi, question que ce dernier puisse vous mettre la pression, ensuite.

Un excellent moyen de se botter le popotin créatif!

Après sept jours de rédaction, autant sur ordinateur que sur papier (un cahier de notes qui est en bonne voie d’être rempli d’une couverture à l’autre, pour changer), le  manuscrit progresse comme sur des roulettes… des roulettes plutôt épuisées le samedi soir venu et franchement dans les vapes en ce dimanche grisonnant.

Mais encore en état de plonger avec plaisir dans l’histoire de Djéhanne.

Prémisse

Elle a 12 ans et ses phobies lui pourrissent la vie.

Ses seuls refuges, depuis que la voisine, sa meilleure amie, a déménagé, sont le saule immense devant la maison de ses parents et ses carnets d’histoires et de dessins.

Du moins, c’était son refuge, jusqu’à ce que l’arbre lui propose de réaliser son rêve le plus cher: être débarrassée de ses phobies.

Un p’tit extrait pour la route?

– D’accord, répondit Djéhanne, mais je dois écrire un mot à mes parents.

– Tu ne dois prévenir personne, c’est la règle, rétorqua l’arbre, embarrassé.

– À l’école, on apprend que les exceptions font la règle.

L’arbre gloussa, ce qui fit sourire Djéhanne. Elle aimait ce son, la sensation du gigantesque saule frémissant, de ses racines profondes à la pointe de ses feuilles longilignes jaunies d’automne.

– Petite maligne! Va, vite, tu ne pourras plus entendre ma voix bientôt.

Elle fut sincèrement désolée de l’apprendre. Ses doigts caressèrent rapidement l’écorce rêche de son ami. Elle lui aurait bien demandé pourquoi les arbres parlaient si rarement, et s’ils pourraient à nouveau discuter ensemble. Mais elle se pressait de rédiger le message pour ses parents. Sous le bref mot écrit en pattes de mouche, elle dessina un de ses personnages préférés, un des premiers qu’elle avait inventé : un renard à la tête carrée et au nez plat, avec une oreille pliée.

– Dépêche-toi, ma petite Djéhanne!

Une fois le mot glissé dans la boite aux lettres, elle remonta dans les hauteurs de l’auguste saule. Son impressionnante agilité lui permit d’atteindre le cœur de l’arbre en deux temps trois mouvements. Au coeur de l’arbre, le tronc se divisait en cinq branches maitresses, formant un plateau inégal d’un diamètre parfait pour flâner aux yeux de Djéhanne, d’Ariel et des triplés, ses seuls et plus chers amis.

Un trou mou au centre du tronc accueillit le retour de la jeune fille. Bouche bée, elle observa les rebords de l’ovale irrégulier ouvrant sur un noir d’encre.

***

La suite

Aucune révision ou modification n’ont encore été apporté au manuscrit, aussi je demande humblement l’indulgence des lecteurs qui ont eu la gentillesse de lire cet article jusqu’ici.

En continuation de rédaction, le manuscrit devrait se voir ajouter 5 chapitres dimanche prochain.

Reste à voir si je parviendrai à franchir cette seconde étape dans les temps…

À suivre!

 

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