Brightly Burning

Être libraire est le plus beau métier mal payé du monde.

Toutes ces histoires qu’on attend depuis des mois pour finalement être déçu, toutes ces histoires qu’on découvre malgré nos préjugés.

Il y a encore quelques années, si Brightly Burning était passé entre mes mains de libraire, je l’aurais mis de côté avec un soupir snob. Encore une autre ré-écriture d’un classique de la littérature, oh là là…

Et je n’aurais jamais eu le plaisir de lire ce roman de science-fiction super chouette, divertissant à souhait et bien pensé !

Avec Brightly Burning, on est certain de retrouver (ou de renouer) avec le simple plaisir de lire une histoire bien ficelée, qui s’amuse avec les canons du genre gothique, dans laquelle on retrouve de l’humour bien dosé.

Jane Eyre dans l’espace

L’idée ne m’a pas convaincue. C’est l’auteure qui m’a convaincue.

Alexa Donne est une auteure Américaine et Brightly Burning est son premier roman.

J’ai découvert l’auteure au cours de l’une de ces recherches qui commence par une simple idée de sujet d’article de blog pour le boulot et se termine des heures plus tard par des dizaines d’épingles accumulées sur un nouveau tableau Pinterest.

Son channel m’a vraiment impressionné, surtout parce qu’elle fait ses recherches et dit la vérité sans complaisance. Rafraîchissant, amusant, instructif, j’achète!

Quelques jours plus tard, j’achetais son roman, autant pour l’encourager (!!!) que par curiosité.

Ce n’est qu’à la page 33 que j’ai finalement lâcher prise sur l’aspect ré-écriture d’un classique et que je me suis laissée emporter en orbite autour de la Terre, prisonnière d’une ère de glace provoquée par l’éruption d’un méga-volcan. Rien de moins, les copains.

À l’aube de ses 18 ans, Stella cherche un boulot de gouvernante, désespérée à l’idée de rester coincée sur le Stalwart pour le reste de ses jours à réparer des engins sur le point de rendre l’âme.

Le très riche vaisseau Rochester, sur lequel court les rumeurs les plus inquiétantes, lui offre le poste de ses rêves et la voilà en route pour l’orbite de la Lune et de nouvelles aventures.

L’histoire est bien menée, comme je le disais. On tourne les pages aussi vite que possible au fur et à mesure qu’on jette la lumière sur les zones d’ombre du Rochester.

Comme je le disais, un très bon et très simple plaisir de lecture à s’offrir.